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Justice de classe: un gouvernement qui criminalise la résistance des travailleurs!

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes.
La prison est devenue l'arme avec laquelle Hollande, Valls, Macron et Taubira ont prévu d'intimider les salariés qui se battent pour leurs droits, leur outil de travail et leur emploi.
Après les gardes à vue des salariés d'Air France qui défendaient leurs emplois, la condamnation à 9 mois de prison ferme (et 15 mois supplémentaires avec sursis) de huit anciens salariés de Goodyear Amiens, dont 5 élus CGT du personnel, est tout simplement une déclaration de guerre au monde du travail et aux syndicats qui résistent à la casse sociale.
Quelle complaisance plus grande a t-on vis à vis des patrons voyous, des hommes politiques corrompus, ou des riches fraudeurs du FISC!
Le 24 novembre 2015, malgré l'absence de plaintes, le procureur de la République , la voix de l'Etat, avait requis 24 mois de prison, dont un an avec sursis, pour les ex-Goodyear. On ne leur reproche que d'avoir séquestré des cadres pour réagir à l'annonce de la fermeture de leur usine et de la suppression de 1147 emplois.
Après les condamnations à de la prison ferme à Air France, il est clair que Hollande et Valls veulent faire peur aux syndicats et aux travailleurs pour qu'ils cessent de se battre alors qu'ils préparent la suppression de la moitié du code du travail pour complaire au patronat et aux libéraux.
Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.
Souvenons-nous des paroles si justes de Jaurès, dans un débat avec Clémenceau, ministre de l'intérieur, en 1906: la violence dans les crises sociales est si facilement "palpable, saisissable chez les ouvriers" constatait Jaurès, mais la violence plus insidieuse et feutrée du patronat et des actionnaires en est l'origine:
"Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés".
Ensemble, salariés, citoyens attachés au respect du monde du travail, nous ne devons pas laisser faire! Nous devons faire pression sur l'Etat pour qu'il abandonne ses poursuites contre les salariés qui défendent leurs droits.
La Fédération du Parti Communiste du Finistère condamne avec la dernière énergie ce jugement et cette conception de la justice et appelle à agir pour le respect de l'expression syndicale lors des initiatives (pétitions et rassemblements) qui seront organisés dans les prochains jours.
Les communistes pour leur part seront présents sur les marchés ce week-end dans le département pour informer et faire signer la pétition de solidarité aux "Goodyear"
La Fédération du Parti Communiste du Finistère
 
 

Illustration Guillaume Duval

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